La zone MENA entend bien surmonter la crise financière mondiale à l’image de la déclaration de la conférence de La Conférence Ministérielle qui a eu lieu à Marrakech le 23 novembre 2009 dernier. Cette conférence a été une opportunité unique de poursuivre le dialogue entre les Ministres des régions MENA et OCDE en charge des politiques d’investissement et de gouvernance publique. Elle a impliqué étroitement les représentants du monde des affaires et de la société civile.
La région MENA doit maintenir l’élan des réformes
A ce stade critique, une participation plus audible des pays de la zone MENA dans le dialogue politique mondial est essentielle pour s’assurer que les gouvernements feront les choix politiques les plus judicieux. A cette fin, des partenariats renforcés entre les économies de la zone MENA et de l’OCDE peuvent jeter les bases d’un futur durable sur le plan économique et social. Paradoxalement, il est même possible d’affirmer que la crise pourrait en fait générer des opportunités pour la région. En temps de crise, les programmes de réformes sont accélérés, et les obstacles à leur mise en œuvre peuvent être surmontés car le besoin de réponses politiques immédiates est mieux compris. Le soutien des pairs est utile dans un tel contexte car il pousse à une réflexion nécessaire pour transformer les leçons de la crise en programmes de réformes revitalisés. La sévérité de la crise financière mondiale pousse certains à remettre en cause les grandes orientations des réformes définies avant la crise. Cependant, le mouvement général vers une meilleure réglementation des affaires, des structures administratives plus simples, ainsi que la transparence et la bonne gouvernance, reste au centre de stratégies positives de développement.
Les réformes de la gouvernance publique et du climat des affaires sont des efforts collaboratifs et inclusifs
Les réformes sur le long terme en matière de gouvernance publique et de climat des affaires ne pourront être menées à bien qu’en asseyant autour d’une même table les citoyens, le monde des affaires et les gouvernements. Les acteurs concernés pourront élaborer ensemble une mise en œuvre réussie des politiques nécessaires à une économie plus forte, plus claire et plus juste, à savoir des stratégies attractives de promotion et de protection des investissements, des cadres réglementaires plus sains, un régime fiscal fiable, une bonne gouvernance dans les finances publiques, un secteur financier bien développé, une bonne gouvernance d’entreprise, et des institutions publiques plus performantes et plus intègres.
